Au pays de la féria et de la sangria

vendredi 19 mai 2006

Outerbanks

Avant d'arriver aux Outerbanks, petit arrêt à New Bern ville fort sympathique qui fut la première capitale de la Caroline du Nord avant qu'elle ne soit déplacée à Raleigh. C'est une manie chez eux de déplacer les trucs. Ils ont déplacé les vieilles maisons d'époque (attention, c'est antédiluvien !! 18e siècle !) pour les rassembler en un seul quartier. Au moins, le touriste est comme ça efficace et n'a pas besoin de silloner la ville pour trouver la maison du gouverneur, celle de truc, et celle de machin. Dans le chateau du gouverneur, on est accueilli par le gouverneur lui-mêmeLe troupeau de français venant visiter sa demeure lui a fait un peu peur ! Imaginez un peu l'anglais ouvrant les portes de sa maison et voyant débarquer 7 Frenchies en force !!! Y a de quoi se méfier :)
Le jardin/potager est chouette. On y voit tout plein de plantes.On en profite pour apprendre les traductions.On continue jusqu'à Morehead, pour se rapprocher le plus possible du ferry qu'on va prendre le lendemain matin. En terrasse, on se gèle.Le lendemain, donc, départ avant l'aube, et on admire le lever de soleil en voiture avant d'aller prendre le ferry pour les Outerbanks.Pendant les 2h30 de traversée, on a le temps de faire des photos,admirer la mouette qui nargue ses congénères et les pousse de leur cheminée pour venir se mettre à la place.Une fois sur l'île, on fait connaissance avec l'indigènePuis, on va sur la plage, jouer avec le frisbee qu'on avait trouvé "miraculeusement" dans mon coffre à Atlanta. Avec une petite pointe de vent, il a d'ailleurs ammeri dans le ressac de l'océan. Au terme d'une opération de secours très périlleuse, il était de retour entre de bonnes mains.Un peu avant l'épisode frisbee à l'eau, un piti toiso agissait de manière super rigolote. Il avancait pour picorer dans le sable qui venait d'être mouillé par une vague, et dès qu'une autre revenait, il filait dare dare pour éviter d'avoir les pates mouillées.Nouveau ferry pour passer sur la plus grande des îles. On y a l'occasion d'observer des constructions bizarres.On se demandait tous un peu ce que c'était, et les paris allaient bon train. Certains disaient que c'étaient des arbres déracinés qui terminaient là sur les bancs de sable à la suite d'ouragans. D'autres, sur le ton de la rigolade, annonçaient que c'étaient des cabanes de camouflage pour pêcheurs. Et bien, la rigolade n'était vraiment pas loin !!! Ce sont bien des cabanes de camouflage pour chasser le canard !
Arrivée sur l'île et visite du phare.Du haut, la vue est magnifique.Je parlais tout à l'heure de la lubie de tout déplacer. Et bien, ce phare, construit au 19è siècle, a été déplacé, oui oui mis sur roulette et déplacé en 1999. Parce que l'océan venait manger le sable un peu trop près et risquait de le faire tomber. Donc, hop, on le prend et on le déplace un peu plus loin du bord de mer... A quelques centaine de mètres plus loin, visiblement, là où devait être le phare initialement, on a pris un bain. Enfin, façon de parler. On a avancé dans l'eau en luttant terriblement pour rester debout, et les vagues nous déferlaient dessus nous mouillant qu'on le veuille ou non.On lutte, car les courants sont très forts. En effet, un peu au large des Outerbanks le Labrador et le Gulf Stream se rencontrent, créant des courants violents. Il paraît même que la rencontre des deux courants est visible depuis les îles. Ca ferait comme un ressaut hydraulique. Aie, c'est le côté méca flu qui ressort...
La route se continue tout le long, et on revient sur "la terre ferme" par un pont de l'autre côté.Quand il y a un ouragan qui passe, ça doit faire assez mal. Déjà que là, quand le temps est assez calme, la route a un peu d'eau de mer... (l'océan est de l'autre côté de la dune à droite)

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