Au pays de la féria et de la sangria

samedi 3 février 2007

Ouikende magique

J'ai été mis en RTT forcé pour les derniers jours de janvier. De toutes façons, j'avais prévu de longue date que le week-end du 26/1 serait sous le signe blanc! Ca m'a juste permis de prendre le temps de voyager, et de rester quelques temps sous la grisaille nîmoise en début de semaine.
Donc, me voilà parti direction la Suisse, avec une escale à Nîmes. Hum, direz-vous, ya plus direct comme chemin ! Bien sûr, mais qui a dit qu'il fallait toujours voyager au plus court ? ;-)
Bref, toujours est-il que samedi matin, nous voila enfin arrivés, après quelques heures de trajet et une nuit dans un hotel en chemin et quelques frayeurs et péripéties.
Arrivés à Verbier, on est tout de suite sous le charme de la station. Typiquement dans le style suisse ou autrichien. C'est-à-dire pas un gros immeuble tout en béton, tout pas beau. Rien que des "petits" chalets tout mimis.Il y faisait un froid de canard, et la neige sur le bas (1500m) laissait parfois apparaître la terre et l'herbe qu'il y avait en dessous, surtout dimanche soir, après une journée assez douce. Mais dès que l'on monte un peu ca s'améliore. Ici, par exemple, là où on s'est bu un bon goulash bien chaud, c'était nickel.Toujours plus haut, au plus haut accessible, à 3330m, la vue est imprenable. Au sud-est, sous le petit nuage, dépassant tous les autres sommets alentours, c'est bien le Mont Blanc que l'on aperçoit. Notez aussi que l'on m'aperçoit dans le chemin très mauvais qui amène sur la piste. Le plus à gauche, c'est moi ! Et à côté c'est mon papa essayant d'éviter de se rompre les jambes sur les grosses pierres sous les bosses.La suivante a été prise au milieu d'un "sentier à ski". Oui, ils ont des termes un peu différents les Suisses pour décrire les choses. En fait, c'est une piste très large, mais très pentue, donc non damée et par conséquent pleine de bosses. Elle était à l'ombre, et malgré le froid saisissant (j'avais les doigts et pieds congelés en haut), en trois virages tout s'est réchauffé. Y compris les cuisses qui se sont endolories rendant le déclenchement des virages moins facile. Ce sentier à ski a une catégorie à part, puisqu'il existe des pistes noires ailleurs dans la station. Ca doit être la catégorie encore au dessus. D'ailleurs avant de s'engager dans les bosses, il y a un panneau indiquant en 4 langues (français, allemand, italien et anglais) qu'il s'agit d'un sentier à ski, et qu'il ne faut s'engager que si l'on est très bon skieur et qu'il vaut mieux être accompagné d'un guide. Nous, pas peur, pas de guide :-)Puisqu'on est dans le registre des mots pas pareils, en français on dit, à tort, que les canons à neige soufflent de la neige artificielle. En fait, on devrait dire neige de culture (comme les Anglais). Les Suisses parlent, quant à eux, de neige mécanique !
Après une bonne journée à dévaler les pistes, on redescend dans la vallée du Rhône (en voiture) à Lavey les bains. Perspicace comme nom, puisqu'il y a une source thermale là. L'hôtel où on a passé la nuit propose à ses visiteurs l'accès aux bains. Excellente idée pour se délasser après une journée de ski. Le cadre est assez magique : les bains sont en extérieurs, et faire ploufplouf dans une eau à 35-38°C, alors que la nuit tombe sur les sommets environnants et la température ambiante est d'environ -5°C. C'est fantastique. On peut aussi avoir accès à sauna, hammam, et autres salles de repos avec musique douce.Le lendemain, on retourne sur les pistes, bien évidemment ! On observe parfois les nuages montant de la vallée.Et puis vient l'heure de rentrer... Sniff. Il y en a qui travaillent le lendemain.. (Pas moi ;-)) Comme pour prolonger le week-end, on décide, plutôt que de rentrer par la vallée du Rhône avec longeage du lac Léman, de couper à travers la montagne ! C'est un peu plus court en distance, et équivalent en temps. Deux cols plus loin et la frontière helvético-française passée, un glacier avec ses reflets bleus nous nargue du haut de sa montagne.Plus loin, c'est le Mont Blanc lui même qui nous fait des grands signes. Et oui, la route à travers la montagne passe par Chamonix.On en profite pour admirer la mer de glaces, qui paraît-il n'arrête pas de reculer. Foutu réchauffement climatique ? Mais bon, je ne vais pas entrer dans la polémique.
Et quelques kilomètres plus loin, un paysage rappelle beaucoup le Grand Canyon.

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1 commentaires:

  • Wahouuuuu! C'est beau la France et la Suisse! Bon, ton expedition ski est sans comparaison avec la mienne, hein, on est d'accord :)...

    Par Blogger Clotilde, À 3/2/07 4:37 PM  

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