Day trip : Saint Denis basilica
Profitant du beau temps qui règne sur la région parisienne, je suis allé m'enfermer dans la basilique St Denis... Logique, non ? En même temps, si on visite pas un truc comme ca, lorsqu'il fait beau, c'est dommage pour les vitre-ails. Ah, au pluriel on dit vitre-aulx? :-D
Le parvis deNotre Dame la basilique, qui est aussi la place de la mairie, est tout en travaux, et c'est un labyrinthe qu'il faut traverser pour accéder à l'entrée.
Vue de la nef, avec le reflet de la table sur laquelle l'appareil photo est appuyé. J'ai eu la flemme de retoucher la photo, mais çà lui donne un petit plus ;-)
Puisqu'on parlait de vitraux, en voila un. Mais vous en conviendrez, c'est pas de l'extérieur que c'est le plus joli...
Là, c'est mieux !
Comme tout le monde le sait, la basilique n'est pas vraiment connue pour ses vitraux, mais plus pour les gisants, tombeaux et cénotaphes royaux qu'elle renferme.
L'abbaye contient des reliques de St Denis (d'où son nom :-P) et grâce à ces reliques de martyrs, elle assure une triple protection.
Celle du corps et de l'âme du roi, par sa fonction de nécropole ;
Celle du royaume, symbolisée par la présence de l'oriflamme, bannière royale ;
Et celle de la couronne, par la conservation dans son trésor des regalia (objets du sacre).
La plupart des gisants sont représentés avec les pieds posés sur un lion ou des chiens, comme ici Philippe IV le Bel.
Apparemment, le lion serait pour les rois et les chiens pour les reines. Lion symbole de puissance, de force mais aussi de résurection ; Chien, symbole de fidélité ou de guide dans le royaume des morts.
Dagobert fut le premier roi à choisir d'être inhumé à St Denis, plutôt qu'à Paris. Je n'ai pas été vérifier s'il est représenté avec la culotte à l'envers : son imposant tombeau n'était pas approchable.
A côté du gisant de Clovis I, on peut voir la dalle dédiée à Frédégonde en mosaïque cloisonnée de filets de cuivre. Ils auraient quand même pu lui dessiner une figure ! Conclusion : au XIIe siècle, ils ne savaient pas dessiner les visages, les mains ni les pieds :)
A la Renaissance, 3 rois (ou peut-être leur descendance) ont commandé des mausolées très imposants, façon arc de triomphe, comme ici celui de François I et Claude de France.
Dans ce cas précis, le soubassement que l'on aperçoit représente la bataille de Marignan. A l'étage supérieur les défunts sont représentés en costume d'apparat et en position de prière, contrastant énormément avec l'étage inférieur où les mêmes sont représentés cette fois nus et dans une rigidité cadavérique impressionnante de réalisme.
Les 2 autres mausolées sont pour Louis XII et Anne de Bretagne et Henri II et Catherine de Médicis. La petite histoire dit que Catherine de Médicis qui survécut près de 30 ans à feu son royal époux défaillit d'horreur en se voyant en morte. Alors elle commanda un gisant endormi.
Pour clore la visite, la crypte, dont une partie visiblement est restée en l'état
Il y a aussi l'ossuaire où Louis XVIII a rassemblé les restes des rois, reines, etc qui avaient été enlevés de la basilique au cours de la Révolution. Mais ce n'est pas comme à Verdun, on ne voit pas les os à travers une vitre. C'est nul. ;-)
Le parvis de
L'abbaye contient des reliques de St Denis (d'où son nom :-P) et grâce à ces reliques de martyrs, elle assure une triple protection.
Celle du corps et de l'âme du roi, par sa fonction de nécropole ;
Dagobert fut le premier roi à choisir d'être inhumé à St Denis, plutôt qu'à Paris. Je n'ai pas été vérifier s'il est représenté avec la culotte à l'envers : son imposant tombeau n'était pas approchable.
Les 2 autres mausolées sont pour Louis XII et Anne de Bretagne et Henri II et Catherine de Médicis. La petite histoire dit que Catherine de Médicis qui survécut près de 30 ans à feu son royal époux défaillit d'horreur en se voyant en morte. Alors elle commanda un gisant endormi.
Pour clore la visite, la crypte, dont une partie visiblement est restée en l'état

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