Le dépouillement
Participer à un dépouillement de scrutin, c'est très simple. Il suffit d'être inscrit sur les listes électorales (certains bureaux un peu stricts demandent la présentation de la carte d'électeur), de savoir ouvrir une enveloppe, de savoir lire et de savoir faire des batons sur une feuille. C'est très simple, mais très réglementé ! On ne rigole pas avec les bulletins de ses petits compatriotes !!
Il faut impérativement être inscrit dans la commune pour participer au dépouillement, et même on ne devrait dépouiller que dans son bureau de vote.
Donc, l'organisation. Je me présente à 19h45 (le bureau ferme à 20h, et hors de question d'ouvrir l'urne avant). Les rares retardataires votent encore, mais faut pas compter sur les dernières minutes pour faire encore baisser le taux d'abstention en Catovie. Pour chaque bureau de vote (3 ici), un binôme de table est installé. Autour de chaque table, un chef de table (employé de la ville - il doit surement avoir un autre nom plus sympa que chef de table) et 4 scrutateurs. Le premier scrutateur ouvre l'enveloppe et passe le bulletin au deuxième scrutateur qui lit le nom à haute voix. Les deux derniers scrutateurs comptabilisent, chacun sur leur feuille, le vote. Le chef de table vérifie et aide les novices que nous étions lors d'éventuels problèmes que soulèvent un vote nul.
Voilà pour la théorie. Dans la réalité, ça ne change pas beaucoup. :-) Il faut attendre que le président du bureau de vote déclare le bureau fermé. Ensuite, les urnes sont ouvertes, les enveloppes comptées, séparées en paquet de 100. Chaque paquet de 100 est ensuite emmené à une table pour dépouillement. Ah oui, le chef de table récapitule le nombre de bulletins valables et nuls à chaque centaine.
Sur la feuille, il faut alterner la couleur (en l'occurence rouge et noir) à chaque centaine. Ca facilite bien le recomptage à la fin de chaque centaine !
Parlons un peu des bulletins blancs et nuls : Il faut faire attention à l'ouverture de l'enveloppe ! Parfois l'enveloppe est vide, c'est facile : vote blanc.
Mais il faut faire attention à tout indice qui pourrait être interprêté comme un signe de la part du votant. Les enveloppes que nous avions dans ce bureau datent de 1983 ! Un bon millésime, certes, mais le papier était fragile, chiffoné, et donc quelques fois, l'enveloppe se déchire à l'ouverture. Là, il faut mentionner automatiquement qu'elle s'est déchirée à l'ouverture, le chef de table acquiesce et on peut continuer... Ca rigole pas !
Pour les bulletins nuls, il y a toute une catégorisation dont doit rendre compte le chef de table ! Parmi lesquelles figurent : 2 bulletins avec des noms différents ; un bulletin dont le nom ne figure pas sur la liste officielle donnée par le Conseil Constitutionnel ; un bulletin manuscrit ; un bulletin imprimé sur papier de couleur ; etc...
Je n'ai pas investigué sur la catégorie du bulletin manuscrit sur papier de couleur avec nom d'un non-candidat. ;-)
Un peu de chiffres maintenant ?
- 1112 bulletins sur le bureau de vote
- 612 bulletins dépouillés par notre table : on était trop fort ! super rapide par rapport à nos voisins ;-) un peu moins de 2h pour les 612... Belle moyenne de 20 min a la centaine. Enfin, je sais pas ce que ça vaut...
- 3 blancs
- et donc 609 suffrages exprimés et valables
Sur ces 609 suffrages dépouillés avec grand soin et grande rapidité, un peu plus de 45% pour le dauphin de Chichi, 26% pour le ni-gauche ni-droite et moins de 16% pour la candidate médiatique. Les autres se partagent le peu restant.
Un résultat à l'image de le population catovienne.
En résumé, c'était très interessant, et j'ai passé un très bon moment. Par contre, je ne le referai pas pour le second tour. Aux législatives, je ne dis pas... Mais quand il n'y a que 2 candidats, c'est encore plus monotone. Sarkozy, sarkozy, sarkozy, royal, sarkozy, sarkozy, etc... Au moins quand il y a 12 candidats, il y a plus de place pour la variété.
Il faut impérativement être inscrit dans la commune pour participer au dépouillement, et même on ne devrait dépouiller que dans son bureau de vote.
Donc, l'organisation. Je me présente à 19h45 (le bureau ferme à 20h, et hors de question d'ouvrir l'urne avant). Les rares retardataires votent encore, mais faut pas compter sur les dernières minutes pour faire encore baisser le taux d'abstention en Catovie. Pour chaque bureau de vote (3 ici), un binôme de table est installé. Autour de chaque table, un chef de table (employé de la ville - il doit surement avoir un autre nom plus sympa que chef de table) et 4 scrutateurs. Le premier scrutateur ouvre l'enveloppe et passe le bulletin au deuxième scrutateur qui lit le nom à haute voix. Les deux derniers scrutateurs comptabilisent, chacun sur leur feuille, le vote. Le chef de table vérifie et aide les novices que nous étions lors d'éventuels problèmes que soulèvent un vote nul.
Voilà pour la théorie. Dans la réalité, ça ne change pas beaucoup. :-) Il faut attendre que le président du bureau de vote déclare le bureau fermé. Ensuite, les urnes sont ouvertes, les enveloppes comptées, séparées en paquet de 100. Chaque paquet de 100 est ensuite emmené à une table pour dépouillement. Ah oui, le chef de table récapitule le nombre de bulletins valables et nuls à chaque centaine.
Sur la feuille, il faut alterner la couleur (en l'occurence rouge et noir) à chaque centaine. Ca facilite bien le recomptage à la fin de chaque centaine !
Parlons un peu des bulletins blancs et nuls : Il faut faire attention à l'ouverture de l'enveloppe ! Parfois l'enveloppe est vide, c'est facile : vote blanc.
Mais il faut faire attention à tout indice qui pourrait être interprêté comme un signe de la part du votant. Les enveloppes que nous avions dans ce bureau datent de 1983 ! Un bon millésime, certes, mais le papier était fragile, chiffoné, et donc quelques fois, l'enveloppe se déchire à l'ouverture. Là, il faut mentionner automatiquement qu'elle s'est déchirée à l'ouverture, le chef de table acquiesce et on peut continuer... Ca rigole pas !
Pour les bulletins nuls, il y a toute une catégorisation dont doit rendre compte le chef de table ! Parmi lesquelles figurent : 2 bulletins avec des noms différents ; un bulletin dont le nom ne figure pas sur la liste officielle donnée par le Conseil Constitutionnel ; un bulletin manuscrit ; un bulletin imprimé sur papier de couleur ; etc...
Je n'ai pas investigué sur la catégorie du bulletin manuscrit sur papier de couleur avec nom d'un non-candidat. ;-)
Un peu de chiffres maintenant ?
- 1112 bulletins sur le bureau de vote
- 612 bulletins dépouillés par notre table : on était trop fort ! super rapide par rapport à nos voisins ;-) un peu moins de 2h pour les 612... Belle moyenne de 20 min a la centaine. Enfin, je sais pas ce que ça vaut...
- 3 blancs
- et donc 609 suffrages exprimés et valables
Sur ces 609 suffrages dépouillés avec grand soin et grande rapidité, un peu plus de 45% pour le dauphin de Chichi, 26% pour le ni-gauche ni-droite et moins de 16% pour la candidate médiatique. Les autres se partagent le peu restant.
Un résultat à l'image de le population catovienne.
En résumé, c'était très interessant, et j'ai passé un très bon moment. Par contre, je ne le referai pas pour le second tour. Aux législatives, je ne dis pas... Mais quand il n'y a que 2 candidats, c'est encore plus monotone. Sarkozy, sarkozy, sarkozy, royal, sarkozy, sarkozy, etc... Au moins quand il y a 12 candidats, il y a plus de place pour la variété.
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